« Adolescente, je ne souriais jamais ». Le documentaire « My Life » de Mary J. Blige, autour du deuxième album de la chanteuse, sorti en 1994, est plus qu’un documentaire autour de ce projet.
C’est un regard sur la vie des jeunes filles et femmes noires des ghettos. Mary J Blige tout au long de sa carrière a réussi à capturer cela dans sa musique, parce qu’elle en est une, avec tout cela que cela suppose de blessures, de douleurs et de force.
Mary J Blige n’est pas la première artiste à avoir fusionné le R&B et le HipHop, à la même periode, un peu avant, il y avait Portia (dont le morceau « check the mirror » figurait sur la compilation, in control vol 2 de Marley Marl). Mais c’est elle qui a personnifié et sublimé ce style. Par son talent artistique, mais aussi, et cela est clair dans le documentaire, par son caractère et sa personnalité.
Dans ce documentaire, on se rend compte à quel point, Mary J Blige est cette jeune fille noire, piégée dans un environnement hostile et qui a dû développer des mécanismes de protection qui font qu’une devenue adulte, les gens la considèrent comme arrogante, détestable voire « trop ghetto » ou trop insociable (c’est un peu ce qui était dit sur elle à ses débuts).
Dans ce documentaire, on se rend aussi compte à quel point, la musique est importante, que les paroles que les artistes prononcent et partagent avec le monde sont importantes et que ce genre tant décrié qu’est le HipHop est crucial pour la vie de nombreux noirs. Pour Mary J Blige, la musique était une question de survie. Voilà pourquoi les artistes aujourd’hui, encore plus, doivent prendre cela au sérieux et traiter cela avec sérieux.
Bref, un documentaire que je recommande.





