Il ne s’agit pas d’être afro-optimiste, ni d’être afro-pessimiste, il s’agit d’arrêter de se voiler la face et de voiler la face des enfants et de ceux qui viennent après nous.
Cette étude publiée dans le magazine américain The Atlantic vient nous rappeler qu’il faut arrêter de consommer et de relayer les inepties de la culture dominante et plus précisément, cette idée de la méritocratie.
Parce qu’internaliser cette notion a des conséquences négatives voire néfastes quand on est noir. Parce que si on considère que le système est juste, cela veut dire aussi que la situation dans laquelle se trouve la majorité des noirs est juste, et donc que nous n’avons qu’à nous en prendre à nous-mêmes et que le système raciste n’a rien à voir dedans et que nous devons nous agir en fonction de ce système. Non. Nous devons dire nos réalités aux nôtres, les écrire, les partager, les enseigner pour mieux nous déconnecter de ces idéologies qui nous détruisent, nous reconstruire et redevenir nous-mêmes.
Dans le livre « Conversations Africaines », le sociologue Saïd Bouamama souligne ceci :
« Trop d’africains aujourd’hui, d’Alger au Cap, se taisent sur ces réalités-là. Ils essaient de faire leur petit trou, et pensent sauver leurs peaux de cette manière. Ils ne sauvent rien du tout, ils se précarisent et précarisent leurs enfants. »
PS: Le titre original de cet article était « Why the Myth of Meritocracy Hurts Kids of Color »… Ils ont changé ça, et ont changé « kids of color » par « poor kids ».





