Aujourd’hui, on ne peut plus se contenter d’être « pro-black » (pro-noir ou pro-africain). Non seulement cette attitude est obsolète mais elle devient surtout dangereuse. L’unité à tout prix, l’unité avant tout, nous coûte trop cher et ne nous rapporte plus grand-chose.
Aujourd’hui, il y a trop de noirs qui ont choisi de se mettre dans le camp des ennemis des noirs. Tu es noir(e), ok, c’est un bon premier point. Mais quelle est ton idéologie ? Quel est ton agenda ? Quelle est ta position sur la guerre menée contre le peuple congolais ? Quelle est ta position sur la guerre menée contre les noirs dans le monde ? etc…
Il y a trop de gens qui tirent profit de la solidarité noire mais qui n’y contribuent en rien. Quand il s’agit de prendre de l’argent au noir, les slogans sortent, « pro-black », « afro-capitalisme », les soirées s’organisent, les belles phrases sortent, etc… Mais quand il faut investir sur les noirs ou pour les noirs, il n’y a plus grand monde.
En tant que noirs, en tant qu’africains, La solidarité, c’est notre meilleur atout, c’est notre plus grande force, nous le rappelons dans le livre « A Quand Le Congo? », c’est la raison pour laquelle nous ne devons pas la brader et l’utiliser à tort et à travers. Nous devons valoriser notre solidarité, et la rendre sélective va dans ce sens.
Il doit y avoir des avantages à développer notre solidarité, mais il doit aussi y avoir des conséquences et sanctions à la trahison. Oui, il faut politiser notre solidarité !





