Les idées sont dans la nature. D’ailleurs, « les idées n’appartiennent à personne ». Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut s’approprier ou copier une idée, parce qu’elle est disponible.
Les « Mr Me too » sont justement ceux qui font, répètent ce que d’autres ont fait, sans se préoccuper des logiques, des ambitions et des processus qui ont animé les actions de l’autre, en premier lieu. En agissant ainsi, on ne se préoccupe pas, bien entendu, des considérations morales qui importent peu.
La pensée néolibérale pousse les gens à avoir des réflexes mais surtout pas de réflexion.
En agissant ainsi, on est dans l’état d’esprit que seul le résultat compte et que questionner un résultat produit par d’autres (qui ont soi-disant réussi) signifie pessimisme. Je peux comprendre cela, parce que c’est dans l’ère du temps.
Parce que la pensée néolibérale pousse les gens à avoir des réflexes mais surtout pas de réflexion. Voilà comment on arrive à penser que si les américains font ça, et bien, on va faire ça aussi. Si les occidentaux ont fait ça, alors nous aussi on va faire ça. Etc., etc… C’est ça la logique néolibérale du Mr Me too.
Sauf que je suis d’avis que le résultat seul ne compte pas. Nous estimons que nous devons allier, savoir, avoir et une certaine éthique. Mais il faut reconnaître qu’effectivement, la manière dont raisonnent les « Mr Me too », effectivement, ça marche. Mais à quel prix?
C’est la logique des « Mr Me too », qui est à l’œuvre au Congo-Kinshasa, d’ailleurs. Peu importe les conséquences humaines et écologiques, seul le profit à court terme compte. Et nous nous comptons les morts.
Nous sommes dans une guerre idéologique. Nous devons travailler, nous de notre côté, pour renverser les rapports de force et faire gagner nos idées.





