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Discours – Etat généraux de la jeunesse

Discours – Etat généraux de la jeunesse

IM

Introduction :

 

« Le sens de nos actions vient de demain. »

– Souleymane Bachir Diagne

 

Par cette réflexion, le philosophe sénégalais veut dire que c’est en fonction de la manière dont nous projetons nos sociétés demain, (dont nous nous voyons demain) que nous décidons des actions à faire aujourd’hui… pour réaliser ce futur projeté.

 

Alors quel est ce futur projeté, cette vision, pour ce qui nous concerne aujourd’hui au Burkina Faso ?

La vision proposée par le PNDES pour l’horizon 2020 est une réponse :

 

« Le Burkina Faso, une nation démocratique, unie et solidaire, transformant la structure de son économie pour réaliser une croissance forte et inclusive, au moyen de modes de consommation et de production durables. »

 

Cette vision a tout à voir avec la jeunesse et son rôle dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Pourquoi ?

 

Dans la mesure où près de 70% de la population burkinabè a moins de 35 ans aujourd’hui, cette vision proposée, cette transformation envisagée du Burkina Faso ne peut être concrétisée sans la jeunesse de ce pays.

 

Quelle est le rôle et la place de la jeunesse dans ce nouveau Burkina souhaité ? Et plus précisément quel rôle doit la jeunesse dans la promotion de la paix et de la cohésion, parce que nous sommes déjà dans le processus de réalisation de cette vision et que la question de la paix et de la promotion sociale demeure cruciale pour consolider les acquis.

 

C’est de cela dont nous allons discuter ce matin.

 

Je suis PEI, je représente le système des Nations Unies au Burkina Faso.

 

Le système des Nations Unies accompagne le Gouvernement et les autres acteurs nationaux dans la réalisation des ambitions du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) alignés aux Objectifs de Développement Durable (ODD), avec une attention particulière de « Ne laisser personne pour compte ».

 

Je vais m’attacher, ce matin, à vous accompagner dans l’identification des enjeux majeurs quant au rôle de la jeunesse dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale, et dans la formulation de réponse, individuelle et collective, à cette interpellation.

 

3 points majeurs à partager à travers cette présentation.

 

* 1 grille de lecture

Adopter une perspective politique du rôle de la jeunesse dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale.

L’idée à partager ici est que 1. Les jeunes sont des acteurs politiques parmi d’autres ; 2. Il n’est pas possible d’aborder la question de la jeunesse sans tenir compte du contexte socio-politique dans lequel ces jeunes évoluent.

Parce que ce contexte influence les choix de la jeunesse dans leur participation à la société.

 

* 1 idée majeure

Investir dans le bien-être social des jeunes

Ce qui doit ressortir c’est :

– La nécessité de renforcer les liens sociaux

– les (in)capacités de socialisation comme thermomètre du rôle de la jeunesse dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale

 

* 1 ambition

Créer les conditions d’une paix durable

Il s’agira d’aborder les grandes lignes de la vision 2030 : créer les conditions d’une paix durable, ne laisser personne pour compte, prévenir tout retour à une situation de crise

 

 

Part. I : Le sens de termes : Jeunesse, paix, cohésion sociale :

 

Dans cette partie il s’agira de :

– Préciser les sens de certains mots pour clarifier le débat : Jeunesse, paix, cohésion sociale (voire sécurité, politique)

– Exposer brièvement les préoccupations, les défis et les enjeux de la jeunesse

 

Jeunesse :

Au-delà de la question des tranches d’âges, la jeunesse est une étape de la vie dans laquelle les individus commencent à acquérir les capacités (physiques, intellectuelles, sociales, matérielles et culturelles) de donner un sens au monde dans lequel ils vivent et de le transformer.

 

La jeunesse est donc une force transformatrice. Dans quel sens, au profit de quoi cette transformation doit-elle se faire ? C’est à cette question que nous devons apporter une réponse individuelle et collective. Comment cette force transformatrice peut-elle avoir un rôle positif et déterminant dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale ?

 

 

Paix :

La paix est un effort pour le vouloir-vivre ensemble. Cet effort quotidien se renouvèle à tous les niveaux. Ce vouloir vivre ensemble se négocie tous les jours.

 

Nos actions, nos paroles, nos prises de position, nos réalisations, nos espoirs et nos ambitions orientent, influencent et ce vouloir vivre ensemble.

 

Comment créer les conditions pour une paix durable ?

 

 

Cohésion sociale :

Pour qu’il y ait cohésion sociale, il faut un minimum de confiance et un sentiment de justice partagé.

 

Il y a donc cohésion sociale, quand les différents corps de la société partagent les mêmes aspirations mais surtout éprouvent la même chose. Cela nous interpelle sur les inégalités d’accès aux services sociaux de base, par exemple.

 

Sécurité :

La sécurité repose sur la conviction que l’Etat est tel que les citoyens détiennent la croyance qu’ils n’ont rien à craindre des autres citoyens.

 

La question de sécurité est donc liée à une conviction, à une croyance, sur le rôle de l’Etat. Une jeunesse.

 

Cette conviction ou croyance est lié à notre rapport à l’Etat et aux pouvoirs publics.

 

 

Education :

Joseph Ki-Zerbo définit l’éducation de la manière suivante :

L’éducation est le logiciel de l’ordinateur central qui programme l’avenir des sociétés.

 

L’éducation est donc la clé pour le plein épanouissement de la jeunesse, mais aussi pour une paix durable et le sentiment de sécurité.

 

Politique :

Le politique, c’est la définition du nous. Un « nous » qui dépasse les particularités. Le politique définit les conditions de la vie en société.

 

Lorsque la jeunesse est interpellée dans son rôle dans la promotion de la paix et de la cohésion. On pose la question de la place de la jeunesse dans la société dans laquelle elle évolue, en quoi cette jeunesse contribue-t-elle au « nous », et plus important, quelle est sa contribution à la définition de ce nous ?

 

 

Part. II : Le rôle des jeunes dans la société

 

L’engagement traduit l’implication des jeunes dans la société

 

Dans cette partie, il s’agira d’expliquer et de donner le sens de l’engagement des jeunes dans leurs environnements familiers, communautés et pays :

– Le sens de l’engagement

– L’importance de la reconnaissance dans l’engagement

– Les formes d’engagement

 

S’engager c’est faire le choix de transformer son monde, le monde dans lequel on vit.

 

Le sens de l’engagement :

Quand on parle d’engagement, il y a l’engagement fondamental et l’engagement ordinaire.

L’engagement fondamental a pour enjeu le sens de l’existence dans son ensemble (je m’engage à valoriser la culture burkinabè). L’engagement ordinaire renvoie à l’adhésion à une conception particulière de ce qui est bien pour soi (Plus tard, quand je serai adulte, je serai médecin).

 

Le militantisme n’est pas la seule forme d’engagement. L’activité créatrice en est une autre. L’engagement, c’est avant tout des actes aussi simples, que penser, agir, et décider.

 

Et nous ne sommes jamais seuls dans cette démarche. Nous sommes des êtres sociaux. La question de l’engagement renvoie à la question de la relation.

 

L’engagement permet au sujet collectif ou individuel d’établir un rapport positif à lui-même qui prépare les différentes formes de sa reconnaissance.

 

L’importance de la reconnaissance dans l’engagement :

La reconnaissance désigne un acte par lequel un individu répond à un autre individu ou un groupe à un autre groupe. Cette relation peut conduire à une entente, une collaboration ou coexistence pacifique, ou engendre un affrontement, un conflit.

 

La reconnaissance est la condition fondamentale du rapport positif à soi ou de la vie épanouie qui se manifeste à travers la confiance en soi, le respect de soi, et enfin l’estime de soi.

 

3 modalités de reconnaissance : l’amour et l’amitié, le respect, et la solidarité. Elles correspondent à 3 niveaux de socialisation : La famille ou les amis, la société civ ile, et la collectivité politique.

 

Ces 3 formes et modalités de reconnaissances se trouvent en quelque sorte en compétition avec 3 sortes de déni, de violation ou d’atteinte : sévices et violences, privation de droits et exclusion sociale, humiliation et offense.

 

La démocratie et l’engagement (forme de l’engagement)

On s’engage à travers les mots, à travers la parole (mariage, match de football). Et dans un espace démocratique, la parole nous engage et nous lie, c’est ce qui permet de maintenir la cohésion sociale et la paix.

 

Avant d’être une question de pertinence des institutions ou d’adhésions à des valeurs, la démocratie est une affaire de savoir-faire et de compétences pratiques dans les domaines de la parole et de la relation à autrui.

 

Les compétences démocratiques :

Argumenter/prendre la parole en public

Ecouter l’autre

Formuler et défendre une opinion

Respecter l’égalité/ ne pas chercher à violenter

 

Qu’est-ce que la démocratie ? La démocratie repose sur deux principes :

  1. Sur la base d’une égalité de parole, nous allons discuter et décider de notre avenir 2. Nous pouvons pacifier la conflictualité tout en gardant la dynamique de nos différences.

 

 

L’engagement des jeunes : sources d’opportunité et de menace pour la paix

Les orientations dans l’engagement des jeunes sont guidées par ce qu’ils ont appris, acquis ou rejeté dans leurs environnements respectifs et à travers leurs expériences communes ou distinctes.

 

C’est dans cette perspective que nous devons lire également le rôle de la jeunesse dans l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

 

L’engagement pourrait être le lieu d’un enthousiasme et d’une mobilisation des énergies vers le vouloir vivre ensemble. Pourtant elle est le siège de nombreuses frustrations, qui peuvent déboucher sur une panne de projet. Cela s’exprime par le désenchantement et la dépression.

 

L’une des traductions de ce désenchantement, est la désaffection pour le processus électoral et la dépolitisation. C’est ce qui apparait comme la première évidence. Mais il y en a d’autres. Une autre est la défection individualiste. Mais malheureusement aussi, ce désenchantement peut inciter les jeunes à recourir aux formes violentes d’expression.

 

Ce problème a deux facettes :

La première est la confiance en soi, dans ses propres capacités à avoir une opinion, à la défendre, à écouter celle des autres, à prendre sa part dans les processus de décision.

La seconde est liée au fait que le sentiment dépressif est la plupart du temps associé à l’incapacité de se projeter dans l’avenir, de formuler un projet ou de soutenir sa réalisation.

 

Dans les deux cas, cela traduit un doute profond sur les capacités dont on dispose pour se transformer et pour transformer le monde, mais aussi un risque pour la paix et la cohésion sociale.

 

C’est ce doute, quand il est là, qui mine nos sociétés et empêche la cohésion sociale.

 

C’est ce doute quand il est absent qui favorise cet effort quotidien pour le vouloir vivre ensemble.

 

Et la jeunesse ne doit pas douter quant à sa capacité à se transformer et à transformer positivement son monde.

 

 

Au-delà de l’idéologie et de l’appât du gain :

La jeunesse porte, en elle, un désir de socialisation et un désir d’être reconnu.

 

Le sociologue ivoirien, Sévérin Yao Kouamé, auteur d’une étude, en 2015, co-produit par UNICEF, titré « Au-delà de l’idéologie et de l’appât du gain » sur la trajectoire des jeunes, nous révèle ceci :

– 1. Sur les besoins des jeunes :

« Beaucoup de jeunes sont en quête de socialisation, en quête de lien social, de reconnaissance et de valorisation. C’est la raison pour laquelle, en termes de réponses, on ne doit plus regarder l’offre ou la réponse à apporter en termes d’offres d’opportunités d’emplois mais plutôt d’offres de capacités à la société de façon que cette dernière puisse mieux intégrer et mieux socialiser ces jeunes. »

 

– 2. Sur les motivations des jeunes à participer aux nouvelles formes de violence

« Les mouvements [qui prônent et utilisent la violence] semblent combler un vide. Ils répondent à un besoin social pour certains jeunes. Beaucoup de jeunes s’y engagent, non pas parce qu’il y a de la violence à produire. Ils s’y engagent parce qu’il y a une structure d’opportunités qui se créent à travers ces mouvements. C’est vrai que ceux qui sont à la tête de ces mouvements ont sûrement leurs projets, leurs ambitions, leurs agendas personnels. Mais derrière la façon dont ils conduisent cet agenda, ils mettent en place une structure qui répond et qui valorise certains jeunes. »

 

 

Partie III : Créer les conditions d’une paix durable

 

Pour que la jeunesse s’engage positivement dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale, il importe de créer les conditions d’une paix durable et de prévenir toute situation susceptible d’engendrer une crise.

 

Agenda 2030 :

 

Transformer notre monde à l’horizon 2030, c’est la vision ambitieuse   pour les populations, la planète et la prospérité que les peuples du monde, à travers ses dirigeants ont adopté à travers 17 objectifs de développement durable.

 

Cet agenda, qui a pour principe fondamental de ne laisser personne pour compte, entend mettre fin à la pauvreté, lutter contre les inégalités, l’exclusion et les injustices, et faire face au changement climatique d’ici à 2030.

 

Guidé par l’agenda 2030 qui a pour fil conducteur le principe de « ne laisser personne pour compte » et pour ambition de transformer durablement le monde dans lequel nous vivons, les Nations Unies et ses partenaires s’engagent aux côtés du Gouvernement et de la jeunesse burkinabè dans le processus de transformation durable du Burkina Faso, initié par le Plan National de Développement Economique et Social.

 

29,4% des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont au chômage en milieu urbain, tandis que le milieu rural se distingue surtout par un taux de sous-emploi relativement élevé de l’ordre de 26,7%.

 

 

Pour créer les conditions d’une paix durable mais aussi appuyer le pays pour la mise en œuvre son plan de développement économique et social, il importe de :

 

– Renforcer l’efficacité des institutions et l’Etat de droit pour fournir, à tous les jeunes, les services sociaux de base et assurer la protection des groupes de jeunes vulnérables.

 

– Accompagner la mise en œuvre de politiques et programmes ciblés qui apportent des réponses urgentes aux vulnérabilités (liées à l’insécurité alimentaire, la malnutrition et exclusion sociale) et inégalités liées à l’accès aux services sociaux de base, au pouvoir d’achat et au genre.

 

– Développer des actions conjointes autour de l’agriculture durable, la gestion responsable de l’environnement, la création d’emplois dans les chaines de valeur agro-sylvo-pastorales, la production et la consommation durables ainsi que l’accès à des services énergétiques durables et modernes.

 

– Prévenir et gérer les risques, et anticiper les crises, liés aux tensions sociales et politiques que peut créer l’écart entre les attentes des jeunes et les capacités institutionnelles pour la transformation du Burkina ainsi que le rythme de cette transformation.

 

– Renforcer l’employabilité et l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que l’innovation dans le cadre de l’économie numérique.

 

Ne laisser personne pour compte :

 

29,4% des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont au chômage en milieu urbain, tandis que le milieu rural se distingue surtout par un taux de sous-emploi relativement élevé de l’ordre de 26,7%.

 

Une partie de la jeunesse se retrouve limitée dans sa capacité de trouver ses marques dans son propre monde ; les dispositifs qui lui donnent des marques sociales et subjectives (la culture, les traditions, l’école) ne sont pas ou ne sont plus là.

 

[C’est le fait de ne pas avoir de choix/La misère, c’est l’annulation du choix/Ki-Zerbo) C’est la misère pas seulement matérielle mais aussi symbolique, résultant d’une difficulté à trouver sa place, un lieu d’identification, de nouvelles marques qui finalement, laisse ces jeunes démunis au sens propre comme au sens figuré. Et du coup, ils deviennent la proie de n’importe quel prédateur.

 

C’est la raison pour laquelle le système des Nations Unies, dans la perspective de l’Agenda 2030, insiste sur le fait que nous ne devons laisser personne de côté. C’est un engagement (ici aussi) qui s’impose à nous tous.

 

Cela veut dire quoi ne laisser personne de côté ?

C’est renforcer le lien social. C’est créer de liens entre les individus, entre les communautés, entre les populations et l’Etat. C’est cela la véritable sécurité. C’est le fait que nous avons quelque chose qui nous lie, ensemble et qui fait que nous allons partager ce que nous avons en commun et gérer les différences qui nous séparent sans nous entre-déchirer. Chacun ainsi est redevable et responsable d’autrui.

 

Il ne suffit pas que les individus puissent penser ensemble. Il faut aussi qu’ils puissent éprouver la même chose. C’est cela qui constitue une nation. C’est cela aussi qui fonde une véritable sécurité.

 

C’est ainsi que nous partagerons, mettrons en œuvre et défendrons une même vision.

 

Avec les jeunes :

 

A travers la résolution 2250 du conseil de sécurité (sur la jeunesse, la paix et la sécurité), qui reconnait le rôle important de la jeunesse dans la réalisation de la paix et de la sécurité, les Nations Unies exhorte les États Membres à examiner les moyens d’accroître la représentation inclusive des jeunes dans la prise de décision, à tous les niveaux, et de proposer des mécanismes pour la prévention et la résolution des conflits, en partenariat avec les jeunes.

 

Au Burkina Faso, le projet « Politiques et Actions pour le Développement de la Jeunesse en Afrique » que le système des Nations Unies met en œuvre en 2018 est la traduction nationale de cette résolution. Il repose sur trois objectifs :

– Accroître la participation des jeunes, leur donner une voix et des possibilités d’engagement.

 

– Développer un dialogue permanent entre le gouvernement, la jeunesse, les organisations de la société civile et les autres parties prenantes

 

– Soutenir le ministère de la jeunesse, la formation professionnelle et l’Insertion dans la formulation et la mise en œuvre des politiques nationales de jeunesse sur les questions concernant la jeunesse, la paix et la sécurité.

 

 

 

Conclusion :

 

Nous avons besoin d’une mobilisation, d’un engagement collectif qui (re)donne à chaque jeune une place et un rôle social dans la communauté à laquelle il (ou elle) est associé(e). C’est une mobilisation qui implique de mettre l’Etat au centre du terrain ou du village.

 

Nous avons besoin d’une mobilisation qui réhabilite la parole. Parce que les difficultés de la participation positive des jeunes à la bonne marche de la société sont consubstantielles à une perception de trahison de la parole, et des actions que cette parole prescrit pour construire un monde commun.

 

Pour mobiliser, il faut restaurer la confiance. Et la confiance, en politique comme ailleurs, relève d’une foi dans la parole, dans une parole qui montre ce qu’elle dit, et dont la responsabilité ne se limite pas au moment où elle est prononcée.

 

 

 

Clôture :

 

« Nous voulons pour les nôtres, un travail qui leur permettra d’améliorer leur quotidien et celui de leurs enfants. Nous sommes partisans du progrès… Mais pas de celui qui détruit notre âme et nos traditions, qui nous tue littéralement alors que nous sommes encore en vie. »

– Ishmael Beah*, extrait de son livre « Demain, le soleil ».

 

 

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