Dans les sociétés racistes, penser que le fait d’être noir ne fait pas de vous une cible, conclure à une théorie du complot dès lors que l’on pointe des mécanismes qui nuisent ou ont pour ambition de nuire aux noirs, accuser les gens de racisme parce que l’on pointe les mécanismes historiques et politiques du racisme, c’est être anti-noir, se voiler la face ou vouloir entretenir et alimenter le système raciste.
Le documentaire « Coded Bias » (Biais codé) diffusé sur Netflix en est une nouvelle démonstration. Il montre bien qu’avec l’intelligence artificielle, le racisme devient mécanisé, automatisé. Pourquoi ? Comment ?
Tout d’abord, le documentaire rappelle que l’intelligence artificielle est un projet de « blancs américains » initié dans les années 1950, et pour eux l’intelligence, ce sont les calculs, c’est gagner aux jeux d’échecs. Il y a là déjà une définition très limitée de l’intelligence.
Le documentaire « Coded Bias » montre bien qu’avec l’intelligence artificielle, le racisme devient mécanisé, automatisé.
Ensuite, l’intelligence artificielle au final, ce sont des choix, des décisions et actes du passé qui sont utilisés pour prédire voire dicter votre futur. Et c’est là le cynisme. Ce « projet » d’intelligence artificielle est conçu avec tous les biais racistes possibles de gens qui vivent dans une société raciste. Et leur vision raciste de la société est imposée à tous. Mais comme, c’est couvert par le fait qu’une technologie est neutre, objective, on fait semblant qu’il n’y a pas possibilité de racisme… C’est tout à fait le contraire, le documentaire le montre bien.
Enfin, les occidentaux aiment bien critique la Chine et son « crédit social ». Mais, en Chine, c’est clairement dit et annoncé. On vous dit clairement, on vous traque. Vous avez un crédit social. Ce que vous faites ou dites aura des conséquences sur votre score et celui de vos proches aussi. Alors adaptez votre comportement. Mais dans les pays occidentaux, nous sommes traqués et nous n’en sommes pas informés, le plus souvent. Pire, tout cela est fait au bénéfice des entreprises privées, qui n’ont de compte à rendre à personne.





