Comprendre ce qui se passe au Congo, c’est comprendre comment fonctionne la propagande. Parce que nous, congolais, avons été détruits par la propagande développée contre nous, avant de connaître ce génocide dont nous ne cessons de parler.
La vérité du Congo est simple. La RDC regorge de matières premières stratégiques indispensables aux industries transnationales opérant à partir de certains pays occidentaux les plus significatifs comme les USA, la France, la Grande-Bretagne, le Canada. Alors que ces derniers nous parlent de libre concurrence, de la régulation par le marché, de l’organisation mondiale du commerce ou encore de bonne gouvernance, jusqu’à ce jour, « ces grandes puissances », et leurs entreprises multi et les transnationales associées, ont opté pour la guerre et le banditisme en réseau pour avoir accès aux matières premières stratégiques du Congo. Entretenir la guerre permanente au Congo est nécessaire pour eux tous. Et ils ne s’en cachent pas. Ce documentaire explique tout cela.
La question n’est pas pourquoi font ou feraient-ils cela, mais 1. Comment, en tant que congolais et africains, faire en sorte que ce processus de destruction des vies congolaises et de prédation des richesses du Congo prenne fin et 2. Comment nous organiser pour refonder un nouveau Congo et un nouveau type de congolais.
Comprendre ce qui se passe au Congo, c’est comprendre comment fonctionne la propagande. Parce que nous, congolais, avons été détruits par la propagande développée contre nous, avant de connaître ce génocide dont nous ne cessons de parler.
Dans le documentaire « Wilmington on Fire », en effet, il est expliqué, clairement que la propagande est essentielle pour n’importe quelle campagne militaire et que les noirs ont tendance à ne pas comprendre la propagande. Parce que nous avons tendance à voir cette propagande diffusée dans les télés, les journaux, les magazines, les radios comme des formes de divertissement. Nous ne considérons pas ces contenus comme parties intégrantes des stratégies militaires… Alors qu’il s’agit de créer un contexte favorable pour l’agression et la destruction militaire. Comme cela marche ? Plus vous dites à un certain groupe qu’il y a un autre groupe de gens qui sont des bons à rien, plus vous montrez d’images et diffusez du son, des textes, des danses qui projettent une image et une information négatives sur ces gens, tôt ou tard, le subconscient devient conditionné. Vous ne pouvez pas arrêter le son et l’image, à moins de vous en écarter. C’est pour cela que le son et l’image sont essentiels pour la propagande : Ils contribuent à faire baisser le niveau de défense de quiconque pourrait être contre ce que vous vous préparez à faire. C’est ce qui se passe maintenant avec les noirs. Au niveau mondial.
Et c’est ce qui s’est passé avec nous, congolais. Le terrain a été bien préparé. C’est pour cela que les gens ne réagissent pas à ce qui se passe au Congo. Ils ont été conditionnés à voir les congolais comme des bons à rien, des gens inutiles, et malheureusement, parmi ces gens, il y a aussi des congolais qui adhèrent à cette propagande.
Le sida ? ça vient du Congo. Ebola ? ça vient du Congo… Les BMW (Beer, Money/music & women/Bière, argent/musique et femmes), c’est tout ce que ces congolais savent… Les ressources naturelles ? Il y en a plein et partout, mais ces fainéants et inconscients de congolais ne savent même pas en tirer profit. Conclusion ? Ces gens, ces congolais sont un boulet pour l’humanité, pour le monde, pour l’Afrique et même pour cette terre qualifiée de « scandale géologique ». Les congolais ont été piégés par la propagande, avant d’être exterminés. Tout comme les noirs américains l’ont été. Et dans les deux cas, d’ailleurs, il est officiellement interdit de parler de génocide (et ceux qui décrètent cela sont les mêmes qui attribuent le titre de génocide à tel ou tel)…
La misère et la souffrance du peuple congolais proviennent essentiellement de la prédation, de la violence et du mépris des élites occidentales. Il y a des africains qui regardent les congolais, avec condescendance, tout en se disant que nous méritons ce qui nous arrive, parce que nous sommes des fainéants, que nous n’avons pas de valeurs, ou que nous sommes trop bêtes. Mais comme le dit, Dr Amos Wilson, « les noirs ne sont pas pauvres par accident ». Et ce qui est vrai pour les congolais, l’est aussi pour nombre d’africains, afro-américains, afro-brésiliens, afro-caraïbéens.
Quand Dedy Bba dit que « le Congo est un paradis mais [que] les gens y vivent comme en plein enfer », il faut avoir en tête que quelqu’un a créé cet enfer pour nous. La situation du Congo sert les intérêts occidentaux. La situation des noirs partout dans le monde sert les intérêts de quelqu’un. L’énergie que nous déployons à nous entre-déchirer, à nous insulter mutuellement, à nous entretuer, c’est une énergie que nous ne mettons pas à profit pour nous rassembler et collectivement confronter ceux qui nous confinent au bas de l’échelle mondiale, c’est une énergie que nous n’utilisons pas pour nous battre sur le terrain politique, économique, et scientifique par exemple. Les clichés sur les violences inter-ethniques, sur le tribalisme, mais aussi les stéréotypes sur les congolais fainéants, congolais BMW, congolais idiots ne servent que de justifications à ces occidentaux pour voler les richesses congolaises et détruire les vies congolaises. Et c’est regrettable que des congolais souscrivent à cela.
Mais plus généralement, ces stéréotypes, comme le souligne souvent Dr Amos Wilson, servent à masquer la criminalité des occidentaux. Ce qu’ils font au Congo, n’est rien d’autre que du gangstérisme et de la criminalité de première classe. Ce documentaire de 26 minutes expose tout cela.





