Oui, il y a un lien entre le néolibéralisme et la montée des extrémismes politiques ou religieux. Les drames sociaux que nous vivons aujourd’hui, en Afrique, en Amérique du Nord ou en Europe sont lié à la prédominance de la logique marchande et donc du néolibéralisme dans toutes les sphères de nos sociétés.
Selon Roland Gori, psychanalyste français, ce système technicien, qu’est la logique de marché et qui s’est emparé de toute la société, le monde politique compris, a créé un désert entre les humains. Les actions politiques, les paroles, les arts n’ont plus d’importance ou carrément n’ont plus de place. Si ça ne rapporte pas, si ça ne se vend pas, ça n’existe pas, selon les normes en vigueur d’aujourd’hui.
En réaction, à cela, nous voyons la montée d’une multitude de fascisme ou théo-fascisme qui essaie de recycler ce que la technique a laissé de côté, notamment les classes populaires et de plus en plus, les classes moyennes. C’est pour cela que nous avons une recrudescence de partis Nazis ou extrémistes religieux ou politiques en Europe et dans le monde, en prônant des valeurs comme terre, famille, religion, etc.
C’est-à-dire que face à cet homme déraciné de ses liens sociaux, atomisé et livré à son extrême solitude, ces mouvements ou partis vont lui proposer de s’enraciner dans autre chose, en réaction à l’utilitarisme imposé par une nouvelle forme de mondialisation. Voilà une explication des mouvements de radicalisation. Parce que c’est cela se radicaliser, aller à la racine.
Bref, suivez cette excellente conférence/interview de l’auteur de « Un monde sans esprit », « Dé-civilisation », et « La fabrique des imposteurs », entre autres.





